Aliment, le miel est traditionnellement réputé pour ses vertus médicinales. Diverses études scientifiques entérinent aujourd’hui ses effets thérapeutiques -antibactérien et cicatrisant- sur des plaies diverses. En France, il a été testé durant 25 ans.
Aliment de première nécessité, il est aussi considéré depuis fort longtemps comme médicament. Il est notamment antibactérien et cicatrisant comme de nombreuses études l’attestent.
Appliqué sur les brûlures, ulcères, plaies ou cicatrices chirurgicales infectées, le miel se révèle d’une réelle aide thérapeutique.
Le Pr. Bernard Descottes et Ghislaine Pautard (CHU Dupuytren, Limoges- France) l’ont testé durant 25 ans, en structure hospitalière.
Expérimentation française concluante
De 1984 à 2009, le PR Bernard Descottes et Ghislaine Pautard ont expérimenté le miel. Cette étude scientifique a été réalisée en double aveugle dans leur service hospitalier sur 3012 patients.
Ces travaux « confirment le rôle cicatrisant et antibactérien du miel »
Le miel de thym utilisé a permis une cicatrisation avec un taux de réussite de 98%.
La cicatrisation et l’activité bactérienne
De par le monde de nombreuses études scientifiques attestent des propriétés cicatrisantes du miel pour les plaies, les brûlures, les nécroses pariétales et d’éventuelles lésions induites par la
radiothérapie. De plus le Pr. Descottes constate qu’il possède une activité antibactérienne sur les principaux germes comme le Staphylocoque dorée Aureus et l’Escherichia coli, germe rencontrés
le plus souvent sur les plaies chirurgicales qu’ils ont eu à traiter.
Le type de miel utilisé à des fins thérapeutiques
Le miel utilisé au cours de ces années a été simultanément le miel toutes fleurs enrichi châtaigner, mais le miel de thym a été « le miel d’excellence dans notre pratique quotidienne ». Pour
cette expérience seul un miel thérapeutique pouvait être utilisé.
Quels sont les critères de ce miel ?
Il devait être exempt d’exposition à la lumière et surtout à un chauffage intense. Ces facteurs entraînent une altération du pouvoir cicatrisant, désigné par le terme d’inhibine.
Puis, le miel est soumis à des tests bactériologiques, à des recherches de traces d’antibiotiques, de pesticides ou d’autres toxiques.
Le protocole
Il s’élabore en 5 phases. Tout d’abord, prélèvement bactériologique dans le cas d’un premier pansement puis nettoyage de la plaie avec du sérum physiologique, avivement puis application du miel.
Enfin recouvrir la plaie avec un pansement occlusif dont le changement s’effectuera toutes les 24 H. Si la plaie est exsudative le pansement s‘effectuera 2 fois par jour.
Les atouts du miel
Pour le Pr. Bernard Descottes, « Il peut être utilisé sans risque de résistance aux bactéries », il permet une cicatrisation rapide, peu onéreuse avec un résultat esthétique de qualité. « La
cicatrice est pratiquement invisible pour certaines brûlures ou réparations tissulaires », affirme-t-il.
Aujourd’hui, cette expérience se poursuit avec le miel de Manuka de Nouvelle Zélande ou de miel mélipone vierge du Mexique, de miel marocain provenant de cactées ou du miel algérien.
Un article puisé chez http://plantesmedicinales.wordpress.com/



